lundi 2 mars 2009
samedi 31 janvier 2009
dimanche 5 octobre 2008
samedi 19 juillet 2008
2008, Big Brother is watching You
Message extrait du site :
Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,
sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,
s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.
Signer l’appel
Libellés : Social
dimanche 25 mai 2008
Notre modèle est en train de glisser vers le modèle anglo-saxon.
Libellés : Social
dimanche 24 février 2008
"Nous sommes dans une période sombre pour notre justice"

Il est singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel, dont le respect s'impose à toutes les autorités de la République selon la Constitution elle-même. Si le président entend passer outre la décision du Conseil, une voie lui est ouverte : demander au Parlement la révision de la Constitution. Rendez-vous au Congrès !
Comment interprétez-vous la décision du Conseil constitutionnel ?
Le Conseil constitutionnel a admis la conformité à la Constitution de la rétention de sûreté. Mais, dans le même temps, tout en disant que ce n'est pas une peine, il la traite comme telle, en déclarant qu'elle ne peut être rétroactive. En pratique, le système ne sera pas applicable avant quinze ans. Et même après, sa mise en oeuvre risque d'être problématique. En plus de la censure de la rétroactivité (de la loi pénale la plus dure), le Conseil constitutionnel a fait une réserve d'interprétation importante, en imposant à la juridiction compétente de "vérifier que la personne condamnée a effectivement été en mesure de bénéficier, pendant l'exécution de sa peine, de la prise en charge et des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elle souffre".
D'où l'alternative : soit les soins n'ont pas été donnés et le détenu ne pourra pas aller dans un centre de rétention de sûreté ; soit la prise en charge et le traitement sont intervenus - ce qui implique que la prison aura bénéficié de toutes les ressources nécessaires, changement radical par rapport à la situation actuelle - et dans ce cas, il n'y aura sans doute pas lieu de l'envoyer dans un centre de rétention de sûreté. Nous retrouvons là une situation proche de la loi sur l'ADN : le Conseil constitutionnel la valide, mais en fait elle est quasiment inapplicable. De surcroît, d'ici quinze ans, la majorité politique aura sans doute changé.
Le Conseil a donc retiré une partie du venin de la loi. Mais il a accepté le principe de la détention pour dangerosité, hors toute commission d'infraction. Qui ne voit le brouillard dans lequel on va plonger la justice ? On crée l'emprisonnement pour raisons de dangerosité, concept éminemment flou. Une personne sera enfermée, non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre. On perd de vue l'un des fondements d'une société de liberté. On est emprisonné parce que l'on est responsable de ses actes. Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit. Les fondements de notre justice sont atteints. Que devient la présomption d'innocence, quand on est le présumé coupable potentiel d'un crime virtuel ?
Mais ce tournant est désormais constitutionnel.
Lorsque j'étais président du Conseil constitutionnel (1986-1995), j'avais posé sur mon bureau une affichette : "Toute loi inconstitutionnelle est nécessairement mauvaise. Mais toute loi mauvaise n'est pas nécessairement anticonstitutionnelle." Le fait que la loi sur la rétention de sûreté ait été jugée conforme à la Constitution ne change pas sa nature : ce sera toujours une mauvaise loi. Il y a eu des heures de gloire pour la justice : la fin de la torture, du bagne, l'abolition de la peine de mort, la possibilité pour un citoyen français de faire un recours à la Cour européenne des droits de l'homme. Aujourd'hui, nous sommes dans une période sombre pour notre justice.Si la gauche revient au pouvoir, va-t-elle abroger cette loi ?
Quand la gauche reviendra au pouvoir, je souhaite qu'elle supprime cette loi sur la rétention de sûreté. Elle n'en sera pas quitte pour autant. Il faut repenser le traitement des criminels dangereux. Des solutions sont là, inspirées des exemples hollandais et belges.
Il faut, dès le début de l'instruction, procéder aux examens pluridisciplinaires nécessaires pour établir un diagnostic de l'auteur présumé du crime. A partir de ce diagnostic, s'il est affecté de troubles graves de la personnalité qui relèvent d'un traitement médico-psychiatrique, il est placé dans une structure hospitalière fermée, pour une durée indéterminée, variant selon son état. Ou bien il apparaît qu'il peut répondre de son acte devant la justice, et on doit utiliser le temps de l'emprisonnement, de longue durée s'agissant de criminels, aux traitements nécessaires. Il ne faut pas que la prison soit un temps mort. Cela vaut pour tous les prisonniers et encore plus pour tous ceux qui sont atteints de troubles de la personnalité. Mais cela demande un investissement important, auquel la France ne s'est pas résolue.
Craignez-vous un nouveau durcissement de la loi ?
Le prochain fait divers saisissant nous le dira. Lorsqu'un crime grave aura été commis par une personne qui aura tué ou violé plusieurs années auparavant, mais n'aura été condamnée qu'à une peine de dix ans par exemple, au lieu des quinze ans prévus par la loi, on demandera l'abaissement de ce seuil à ce niveau. Ainsi, par touches successives, on verra s'étendre le domaine de la rétention de sûreté.
Libellés : Politique
lundi 14 janvier 2008
Edgar Morin
Portrait
Finalement, Edgar Morin préfère en sourire. Il rejette farouchement plusieurs aspects de la politique de Nicolas Sarkozy, et surtout le sort réservé aux immigrés, mais après tout, son livre, Pour une politique de civilisation, coécrit avec Sami Naïr en 1997, avait été publié dans une relative indifférence. "Dans quinze jours, il sera réédité, se félicite-t-il. Alors si Sarkozy a servi à ce que des gens réfléchissent à une nouvelle politique, enfin attachée au mieux-être et non plus seulement à la consommation, c'est toujours ça." Tout de même, lorsqu'on lui a proposé de faire un livre d'entretien avec le président, il a ri : "Franchement, à mon âge (87 ans), c'est prématuré..." Mais lui qui a opté depuis longtemps pour les Verts, et surtout Daniel Cohn-Bendit, s'enchante d'avoir vu Ségolène Royal brandir son livre, le 3 janvier au matin sur France 2. Et conserve sur son portable l'invitation à dîner, lundi 14, que la candidate socialiste à la présidentielle y a laissée. "Jusque-là, regrette-t-il, les socialistes ne m'ont jamais utilisé..."
A l'étranger, c'est tout le contraire. La carte d'adhérent du Parti démocrate italien (né de la refondation du Parti communiste) a longtemps comporté une phrase de Morin : "Renoncer au meilleur des mondes, n'est pas renoncer à un monde meilleur." Le président du conseil, le socialiste Romano Prodi, intéressé par sa volonté de lutter contre la parcellisation des savoirs, l'a consulté avant de lancer sa réforme de l'éducation. En Espagne, le premier ministre socialiste, José Luis Zapatero, a voulu lui donner la nationalité espagnole. Au Mexique, une université porte son nom. Dans toute l'Amérique latine, on cite avec enthousiasme sa théorie de la complexité, qu'en France on juge parfois fumeuse sans l'avoir lue. Il en a parfois conçu le sentiment trompeur qu'il n'était pas reconnu et excuse lui-même cette exagération d'un mot : "Je suis un orphelin..."
Car Morin n'est pas seulement un intellectuel. C'est une histoire. Et, en adepte de la sociologie, de la psychanalyse, de la littérature et de l'interaction entre les disciplines, il la raconte sans omettre aucun des déterminants du destin. Enfant unique de Vidal et Luna Nahoum, juifs séfarades originaires de Salonique émigrés à Ménilmontant, il adore sa mère. Son père est bonnetier dans le quartier des marchands du Sentier et espère bien voir son fils lui succéder. Mais la tragédie va installer durablement le malaise entre eux. Le 28 juin 1931, Luna meurt d'une crise cardiaque alors qu'Edgar n'a pas encore fêté ses 10 ans. L'enfant est envoyé chez sa tante, à trois pas du Père-Lachaise où on l'assure que sa mère est partie en voyage. Trois jours plus tard, dans un petit square qui jouxte le cimetière, il aperçoit Vidal, entièrement vêtu de noir. "J'ai tout de suite compris, bien sûr. Je lui en ai voulu toute ma vie de m'avoir empêché de lui dire adieu."
Blessé, surprotégé par son père, il va d'abord chercher à échapper au destin qui lui a été programmé. La guerre sera sa "libération". Vidal a été mobilisé. Il peut donc décider de sa vie. Il entre au Parti communiste et dans la Résistance. Le même réseau que François Mitterrand, Marguerite Duras, Robert Antelme et Dionys Mascolo, dont il deviendra l'ami. Son premier pseudonyme, Edmond, est en passe d'être découvert ? Il va en changer. Le jeune homme a aimé L'espoir, d'André Malraux, et l'un de ses personnages, Manin. Ce sera son nouveau nom de résistant. Mais à Toulouse, où doit se tenir une réunion du réseau, la camarade qui l'accueille a mal compris et le présente à tous : "Voilà Morin." Morin et Nahum deviendront, à la Libération, ses deux noms, séparés par un tiret : "Comme cela, je suis le fils de mon père, mais aussi le fils de mon oeuvre."
Est-il encore communiste dans ces temps où le monde va se partager en deux blocs ? En fait, il doute depuis longtemps. Dès 1948, il ne renouvelle pas sa carte, mais parce qu'il a trouvé dans le PCF une famille, il laisse croire à la cellule de son quartier qu'il milite à celle de son bureau, et réciproquement. Bientôt, en 1951, une militante communiste du genre procureur, Annie Besse, qui deviendra plus tard Annie Kriegel, l'interroge brutalement : "Pourquoi as-tu écrit dans le journal de (l'intellectuel socialiste> Claude Bourdet alors qu'il est un agent de l'Intelligence Service !" En quelques jours, le voilà réellement exclu du Parti. Le soir même, il sanglote sur cette rupture, mais pour s'en féliciter dès le lendemain : il a retrouvé sa liberté de penser.
Il est marxiste, pourtant. Mais ce qui lui plaît peut-être dans Marx, c'est qu'il ait été à la fois économiste, historien, philosophe : bref, qu'il ait cultivé l'interdisciplinarité. Dans ces années 1970 qui voient l'explosion des sciences humaines, il est à la fois seul dans son genre et déjà admiré. Au tout début des années 1980, le voilà à l'université de Stanford (Californie) au milieu d'une petite bande d'adeptes de la pensée systémique, parmi lesquels Michel Serres, Henri Atlan, René Girard, Jean-Pierre Dupuy. "Ils ont été les premiers à prendre la mesure de l'exténuation des idéologies", constate Jean-Claude Guillebaud qui, à l'époque, suit leurs travaux comme directeur littéraire au Seuil. Ce sont des travailleurs, des penseurs originaux. Des sensuels aussi, qui aiment le plaisir, les femmes, le vin. Morin a belle allure, du succès, des amours.
Il a gardé ses goûts et ses fidélités. Dans son bureau envahi par les livres, il affiche aujourd'hui le sourire radieux de ceux qui aiment la vie, appelle sa femme Edwige "Bichette", et veille à ce qu'elle ne prenne pas froid. Et lorsqu'on s'amuse de le voir tant couver cette charmante petite femme aux yeux clairs, il rit : "C'est ma troisième épouse. L'amour est un privilège de l'âge..."
mardi 11 décembre 2007
Jusqu'içi, tout va bien... enfin presque.
Le réchauffement climatique pourrait déclencher une "guerre civile mondiale"
LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.07 | 10h16
CRISE POLITIQUE ET PRESSION MIGRATOIRE
Le rapport "trace un scénario crédible pour l'avenir", a mis en garde, lors une conférence de presse, Hans Schellnhuber, un des auteurs de l'étude, directeur de l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam. "Si le réchauffement climatique n'est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd'hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d'autres pays", a-t-il estimé.
Au sud du Bassin méditerranéen, par exemple, le rapport indique que le potentiel de crise politique et la pression migratoire vont s'intentifier, en conséquence de l'interaction entre manque d'eau, chute des rendements agricoles, forte hausse de la population et précarité des institutions politiques.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé, lundi, à Bangkok, les puissances émergentes à accentuer leur lutte contre le réchauffement climatique. "Les pays en voie de développement doivent cesser de considérer le réchauffement climatique uniquement comme un problème d'environnement mais commencer à l'appréhender sous l'angle du développement", a-t-il dit. "Le changement climatique à l'œuvre découle de pratiques de développement intenables. Et il constitue une menace sérieuse au progrès humain partout dans le monde et également ici en Asie", a déclaré M. Ban lors d'une conférence de presse à Bangkok.
La conférence de Bali, organisée par les Nations unies, s'achève vendredi. Elle doit lancer un cycle de négociations internationales sur l'après-Kyoto, le protocole qui encadre pour l'heure la lutte contre le réchauffement climatique mais arrive à échéance en 2012.
dimanche 9 décembre 2007
Trente ans de désespérance en banlieue

Les violences de Villiers-le-Bel s'inscrivent, en fait, dans une longue histoire. Il y a une trentaine d'années, les jeunes des banlieues se soulevaient déjà contre la police quand ils avaient le sentiment qu'une injustice insupportable était commise à leur encontre. Je me souviens, ainsi, d'émeutes dans des quartiers de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin (Rhône), à une époque - sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing - où l'on expulsait facilement hors de France des jeunes qui avaient grandi ici.
Les motivations des jeunes de banlieue en 1983, lors de la Marche pour l'égalité, diffèrent-elles de celles qui animent les cités aujourd'hui ?
Mais complètement ! Il y a vingt-quatre ans, les jeunes criaient leur peur d'être tués par des policiers. D'ailleurs, le premier slogan qui a été imaginé pour la marche était : "Arrêtez de tirer, on n'est pas des lapins." Au début des années 1980, beaucoup de gamins se sont fait tuer par les forces de l'ordre après une course-poursuite ou un vol d'autoradio. Désormais, ce type d'homicide a quasiment disparu, car la justice s'est enfin décidée à sanctionner sévèrement. La situation est différente aujourd'hui.Que signifient alors les révoltes actuelles ?
Une haine née contre une accumulation de souffrances. Je suis frappé de constater que, dans le traitement médiatique et politique, jamais il n'est fait allusion au fait que nous sommes en présence de populations qui subissent un chômage massif depuis un quart de siècle. Il y a vingt-quatre ans, les jeunes pouvaient légitimement croire qu'ils allaient trouver du travail. La désespérance n'était pas la même. Lors de la marche, ils faisaient référence aux valeurs de la République. Le chômage et les discriminations ont eu raison de leur confiance.Au point de vouloir tuer "un flic"...
Il faut poursuivre et punir les quelques personnes sans limites qui se conduisent comme des meurtriers en tirant sur les policiers, mais il ne faut pas entrer dans une logique qui transformera nos banlieues en scènes de bataille. Utiliser des hélicoptères pour survoler les cités, c'est transposer, en France, des techniques qui, ailleurs, notamment à Gaza et en Irak, sont des moyens de guerre. Parce que quelques centaines de jeunes en souffrance se révoltent pour des raisons qui peuvent se comprendre, le pouvoir politique croit nécessaire de répondre par des méthodes quasi militaires. Prochainement, il y aura l'utilisation de drones, ces engins volants sans pilote, pour surveiller nos banlieues. Or les drones sont une invention des Allemands au début de la seconde guerre mondiale, qui a été utilisée ensuite par les Américains lors de la guerre du Vietnam, et qui est très utilisée par l'armée israélienne pour espionner les Palestiniens des territoires occupés !Pour Nicolas Sarkozy, comprendre la violence, c'est déjà l'excuser...
Le président paraît culturellement incapable de saisir ce que peut être la souffrance des gens au chômage, des gens qui sont en permanence sous surveillance policière. Car s'il y a une haine si forte d'une partie des jeunes de banlieue contre la police, c'est parce qu'ils connaissent depuis leur adolescence des contrôles d'identité. Une population qui est en permanence traitée en suspect ne peut nourrir que de la haine.Faudrait-il interdire les contrôles d'identité ?
Il faudrait trouver autre chose que le contrôle au faciès. La France est le seul pays européen qui pratique ce genre de contrôle massif sur sa jeunesse, de préférence typée noire ou maghrébine. On ne voit pas ça ailleurs en Europe, même en Turquie ! Comment expliquer que les autres pays européens arrivent à assurer leur sécurité sans humilier leur population de couleur ? Pourquoi la France ne sait-elle pas le faire ?Diriez-vous, comme une partie de cette jeunesse, que la France est un pays raciste ?
Je ne le crois pas. La France est le pays d'Europe où il y a le plus de couples mixtes, c'est tout le paradoxe. En revanche, le pays n'est pas sorti de ses schémas mentaux coloniaux. Nous avons tous intégré, plus au moins, la pensée coloniale de sous-estimation des gens du Maghreb ou des Noirs. Je parle de structure mentale. Ça ne veut pas dire que nous avons le désir d'être xénophobes. Le vrai problème de la France, c'est que, depuis la guerre d'Algérie, elle a une gestion policière raciale de ses populations de couleur. Je ne dis pas que la police est raciste, mais que la politique qui est menée est intellectuellement raciste. Si nous considérions qu'un Noir ou un Maghrébin a les mêmes droits qu'un Blanc, nous ne ferions pas ces contrôles permanents et humiliants sur la voie publique.Certains hommes politiques voient dans les émeutiers de simples délinquants, fruits de l'échec de l'intégration. Qu'en pensez-vous ?
Mais la délinquance est une forme d'intégration ! Ça prouve qu'on a compris comment fonctionne la société. Le problème, c'est qu'une partie de la population française est exclue de la société et qu'elle s'auto-gère. En réalité, les explosions en banlieue ne sont pas si fréquentes que l'on veut nous le laisser croire ! Or comment se fait-il que malgré toute la désespérance, les humiliations, la paix sociale est généralement maintenue dans ces quartiers ? Depuis trente ans, les meilleurs "gardiens de l'ordre" - on peut dire "les vrais gardiens de la paix" - ce sont les habitants, et notamment les parents. Ainsi, qui nous a le mieux protégés, ces dernières années, des attentats terroristes islamistes ? Les familles musulmanes de France qui, majoritairement, refusent l'extrémisme et la violence. Il y a vingt ans, les personnes qui ont protégé les cités de la diffusion massive de l'héroïne, ce sont les familles. Je me souviens qu'à Marseille les mères s'organisaient pour empêcher les voitures de dealers d'arriver. Que faisons-nous aujourd'hui ? Nous traitons leur héroïsme avec mépris : "Ils ne savent pas tenir leurs enfants", "ils égorgent le mouton dans la baignoire".Quelle attitude devrait avoir la France envers les populations des cités ?
Je crois que nous manquons de confiance en elles. Il faut s'appuyer sur les réseaux de solidarité des habitants, en les accompagnant dans leurs désirs de dignité et de formation. Il faut des lieux d'accueil ouverts une partie de la nuit et animés par des adultes compétents, des maisons de l'amitié où les gens puissent se rencontrer et parler.Et rétablir la police de proximité ?
La police de proximité ne peut être efficace que si elle s'inscrit dans une politique sociale et qu'elle soit soucieuse de combattre toutes les discriminations. Autrement, les jeunes ne feront aucune différence entre police de proximité et CRS.Il faut, d'ailleurs, bien réaliser que tout se tient. Avec la nouvelle politique étrangère menée par Nicolas Sarkozy, il y a lieu, me semble-t-il, de s'inquiéter de l'impact sur les banlieues. La politique de paix de Jacques Chirac et son souci de maintenir de bonnes relations avec les peuples arabes ont servi la cohésion nationale. Le refus de s'engager en Irak a rendu des centaines de milliers de Maghrébins fiers d'être français. Et, de manière collatérale, cette position nous a protégés des attentats, contrairement à ce qui s'est passé en Angleterre ou en Espagne. Or, quand j'entends que la France ne rejette pas l'éventualité d'une guerre contre l'Iran, je tremble vraiment pour les conséquences que cela peut avoir chez nous. Si le pays s'engage avec les Américains dans une guerre loin d'être légitime, cela serait une cause de décrochage supplémentaire d'une partie de la population française. Ce serait traiter par le mépris la sensibilité de millions de citoyens.
Pourtant, lors de son récent voyage en Algérie, le président de la République a admis que le système colonial était profondément injuste. Où est donc le mépris ?
Je pense que si la France s'excusait de ses crimes coloniaux, cela nous conduirait vers plus de paix sociale. Dans les schémas mentaux, une majorité de Français croit encore que la colonisation a apporté la civilisation à un certain nombre de peuples. Tant que nous n'aurons pas reconnu que la France a commis des actes contraires à la morale universelle dans l'Algérie colonisée, nous ne pourrons pas construire l'Union méditerranéenne que M. Sarkozy dit appeler de ses voeux.Les révoltes en banlieue ont-elles aussi un lien avec la politique d'immigration de Brice Hortefeux ?
Bien entendu ! Même si les jeunes des banlieues ne sont plus des immigrés, ils savent d'où ils viennent. Ceux qu'on expulse restent quand même leurs frères. Ils ont la même "gueule" ! L'actuelle politique du chiffre à atteindre en matière d'expulsions de sans-papiers se révèle moralement intolérable. Ces dernières semaines, parce que les contrôles dans la rue ne sont pas assez productifs, on va chercher des familles, des femmes, des enfants au saut du lit. Cela s'appelle des rafles ! Cette politique ne respecte même pas les policiers qu'on envoie faire ces sales besognes. Et j'imagine que beaucoup de préfets doivent avoir du mal à se regarder dans la glace.A vos yeux, la France reste-t-elle le pays des droits de l'homme ?
On ne veut pas reconnaître en France qu'il y a un problème de différence de traitement des gens en fonction de leur couleur. Notre pays aime affirmer qu'il est à l'origine de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Mais, même s'il a en effet porté celle-ci sur les fonts baptismaux, il a aussi souvent violé ces droits.mardi 6 novembre 2007
Un réferendum pour rien ?
Imaginez que le PS ne veuille pas tenir compte du résultat des dernières élections présidentielles et décidait de faire un coup, revendiquait la victoire et prenait de force les ministères. C'est gros non?!
Et bien, c'est un peu pareil avec le nouveau traité du super omniprésident qui résout tout à coup de baguette médiatique.
Alors que 54, 7 % des français ont voté "non" au référendum relatif à la constitution européenne, l'omniprésident veut faire passer le même texte écrit différemment par voie parlementaire.
Que l'on soit pour ou contre ce traité, il y a là un déni de démocratie inadmissible. Déjà que cette bonne idée de démocratie est mal barrée, là on descend bien bas.
Cette affaire semble montrer que l'omni P a bien du mal avec cette bonne vieille idée athénienne (NDR: le démocratie) car les analystes politiques prévoient un vote majoritaire de "oui" en cas de nouveau référendum. (Ça sent le veau français mais ça c'est une autre histoire).
Alors il est temps de participer au présent et peut être d'exiger qu'on respecte la souveraineté du peuple.
Plusieurs pétitions circulent sur le net pour demander l'organisation d'un nouveau référendum. Moi je fournis le lien de celle mise en ligne par le collectif du 29 mai. A chacun ses préférences.
Le lien est ici
Autrement, vous pouvez toujours achetez des actions de vaseline, la demande augmente.
Libellés : Politique
jeudi 1 novembre 2007
Grenellissime supercherie
Depuis quelques temps l’éducation à l’environnement progresse, notamment dans les écoles. Ainsi, on explique aux enfants que la planète est en danger, que la biodiversité est menacée, que certains milieux naturels sont irrémédiablement détruits, que des ressources naturelles sont pillées, que les eaux de surfaces sont quasiment toutes polluées, que le climat se déregle, etc, etc.
Et quand un enfant demande comment on en est arrivé là, qu’est ce qu’on peut lui dire ?
Que les gens ne savaient pas et qu’ils ne se rendaient pas compte du mal qu’ils faisaient. On peut lui dire aussi que des mesures sont prises pour tenter d’inverser la vapeur. Mais qui pourra lui dire sans mentir qu’on est tiré d’affaire, que les mesures envisagées par exemple par le protocole de Kyoto ou le grenelle de l’environnement sont suffisantes et que tout va aller mieux, qu'il n'y a plus de raison de s'inquiéter ?
On peut aussi lui dire la vérité :
que le véritable responsable est ce système économique basé sur la croissance, le consumérisme, sur la prépondérance de la finance et que tant qu’on ne le réforme pas profondément on reste condamné.
Quand regardera-t-on la vérité et les enfants en face ?
Rejoignez la campagne

La campagne mondiale pour une réforme en profondeur du système des institutions internationales propose non pas d'agir sur tel ou tel effet néfaste du libéralisme sauvage mais de réformer les outils de régulation mondiale que sont l'ONU, le FMI, la Banque Mondiale, etc.
La Campagne est une initiative d'UBUNTU - Forum mondial des réseaux de la société civile. Elle a été lancée lors du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, en 2002. Elle bénéficie actuellement du soutien de plus nombreux réseaux internationaux de la société civile et de 50 personnalités (intellectuels, universitaires, journalistes...), parmi lesquelles figurent Noam Chomsky, Rigoberta Menchu, Edgar Morin, Ignacio Ramonet, José Saramago, Gabriel Garcia Marquez, Boutros Boutros Ghali...
L'objet de la campagne est ambitieux, renseignez vous là, et apportez leur votre soutien ici.
mercredi 31 octobre 2007
Hactivist News Service - Ouvrez - la !
Hactivist News Service (HNS) : un site alternatif bien fourni qui permet de se tenir au courant de ce qui se passe à travers le monde et qui relaie notamment les communiqués syndicaux.
HNS est une association intervenant dans les domaines suivants :
La communication et l’information libre participative, dans l’espace européen et international.
L’appropriation, la diffusion, et la démocratisation des nouvelles technologies de communication par l’usage des logiciels libres.
La formation à l’utilisation des outils de création et de communications : sons, images, textes, réseaux...Ouvrez-la ! ou alors écoutez ceux qui l'ouvrent .
dimanche 14 octobre 2007
Une pétition pour la défense d'une presse libre.

"Ce qui se trame (au niveau des médias) est grave.
Faut-il dès lors se satisfaire d’une critique des médias dans les médias qui, dépolitisée, mais « branchée », se bornerait à amuser sa clientèle en collectionnant les « dérapages » et en multipliant les cris d’indignation contre l’omniprésence et les interventions de Sarkozy (ou de ses proches) ? Ou est-il indispensable, sans négliger les hauts faits des princes qui nous gouvernent et des médiacrates qui les servent, de contester leur rôle pour contester leur politique ? Une critique radicale des médias prend les choses à la racine.
La racine ou les racines, ce sont les formes d’appropriation des médias, les modalités de leur financement, les conditions de travail de leurs salariés, et en particulier le statut des journalistes, comme le rappelle leur intersyndicale.
S’en souvenir c’est traiter la question des médias – en l’occurrence la question de l’avenir de audiovisuel – comme une question politique qui appelle la mobilisation de tous ceux qui contestent l’ordre néolibéral."
Extrait d'un article paru sur ACRIMED le 10 octobre 2007.
Par ailleurs, l'intersyndicale des journalistes appelle à signer une pétition pour une presse plus libre. Agissez avant qu'il ne soit trop tard.
Libellés : médias
jeudi 11 octobre 2007
L'Afrique parle à l'omniprésident
Boubacar Boris Diop (Sénégal),
Abderrahman Beggar (Maroc, Canada),
Patrice Nganang (Cameroun, Etats-Unis) Koulsy Lamko (Tchad),
Kangni Alem (université de Lomé),
et l’éditrice Jutta Hepke (Vents d’ailleurs).
jeudi 4 octobre 2007
De "véritables camps" pour clandestins en France
Ce pays commence à vraiment sentir la merde. Car au-delà la question odieuse des test ADN, la France n'a pas attendu pour traiter les immigrés comme des moins que rien.
Ci -après, une dépêche de l'AFP sur le rapport annuel de CIMADE.
La Cimade, seul représentant de la société civile intervenant au quotidien dans les lieux de rétention français, dénonce jeudi dans son rapport 2006 "les effets dévastateurs" de "l’industrialisation de la rétention" qui "transforme ces endroits en de véritables camps" pour étrangers.
Dressant un état des lieux dans 23 centres de rétention administrative (CRA-France métropolitaine et Guyane) et trois locaux de rétention (LRA), le service oecuménique d’entraide, condamne la "logique éthiquement inacceptable" et "absurde" des pouvoirs publics français : "Faire du chiffre (arrestations et expulsions ndrl), toujours plus de chiffre, pour les donner en pâture à l’opinion".
Selon le rapport, en 2006, au moins 31.232 personnes ont été retenues contre 28.220 en 2003. Environ 45% ont été présentées à l’embarquement pour être expulsées vers leurs pays d’origine tandis que 54% ont été libérées ou déférées.
Créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la seconde guerre mondiale, la Cimade assure depuis 1985 une assistance aux étrangers dans les CRA) et LRA.
Cette augmentation comme celle de la durée de la rétention (en 2003, la durée maximale a été portée de 12 à 32 jours), "transforment peu à peu ces endroits en de véritables camps où règnent l’anonymat, le désespoir et où la tension est permanente", écrit l’association, condamnant particulièrement "l’utilisation massive et le développement" des LRA.
La Cimade relève que la rétention est en principe une dérogation permettant à l’administration de détenir un étranger devant être éloigné du territoire dans des locaux non pénitentiaires. Cette privation de liberté - contrôlée mais non décidée par la justice - "devait rester exceptionnelle et ne durer que le temps strictement nécessaire à l’organisation de l’éloignement", rappelle-t-elle.
"La rétention a glissé peu à peu vers une logique d’internement, transformant progressivement ces lieux en camps", assurent les "témoins" de la Cimade. "Une machine à reconduire s’est installée sans considération, ou si peu, pour les vies humaines", dit-elle.
L’association s’indigne du placement en rétention et souvent du renvoi de parents d’enfants français, de femmes enceintes, de malades, d’enfants, de vieillards, de demandeurs d’asile. Elle demande en particulier la fin du placement de mineurs et de familles en rétention.
Elle condamne également la politique "discriminatoire" conduite en 2006 à l’égard de ressortissants roumains et bulgares (30% des reconduites à la frontière en 2006), citoyens européens depuis début 2007.
La Cimade déplore aussi que la "double peine" - le bannissement d’étrangers ayant purgé une peine, soit "toujours appliquée" malgré des déclarations officielles contraires et "continue à briser la vie de personnes dont toutes les attaches sont en France."
En rétention, "les automutilations et les tentatives de suicide restent nombreuses", souligne-t-elle. "Elles montrent la détresse et le désespoir de certaines personnes placées en rétention et la violence d’un système qui enferme et rejette des personnes qui n’ont fait que fuir la violence, ou chercher une vie meilleure".
Dans la nuit du 1er décembre 2006, un jeune turc de 22 ans s’est suicidé dans sa chambre, au CRA de Marseille.
dimanche 30 septembre 2007
Une légion étrangère de la recherche
Le Ministre de l’Identité Nationale crée son think-tank sur l’immigration
30.09.07
Jérôme Valluy
Professeur (Dr. MdC) de sociologie politique
Université Panthon-Sorbonne (Paris 1)
Réseau scientifique TERRA (http://terra.rezo.net)
Libellés : résistance
jeudi 30 août 2007
Il faut libérer le soldat Ryan !!
La commission pour la libération de la croissance (sic) de M. Jacques Attali créée récemment, se propose d'identifier les freins à la Sainte Mère la Croissance et de proposer l'Esprit Sain des réformes.
Bon, quand on voit la débauche de matière grise déployée pour sauver la croissance, on ne peut qu'être confiant. En visionnant la bande annonce ci-dessous du film "We feed the world" on reconnait l'un des membres. Aussi on peut s'attendre au pire...
Libellés : Politique
vendredi 24 août 2007
Ces logiciels qu'on nous oblige à acheter
Vous êtes vous déjà demandé si un ordinateur (PC) pouvait fonctionner sans Windows ? Peut être pas tellement est associée la marque de Bill Gates avec l'informatique. Et pourtant des systèmes d'exploitation alternatifs existent et sont même gratuits (Ubuntu par exemple). Mais, même si vous le saviez, il y a de forte chance que vous ayez eu à acheter (que vous le vouliez ou non) le système d'exploitation windows avec votre ordinateur. Je vous rappelle que cela s'appelle de la vente forcée et que des lois existent pour punir ce genre de chose, et que le prix de windows xp ou vista maintenant varie entre 100 et 300 euros (impactés sur le prix de l'ordinateur !).
Alors pour que se développe une offre différente et que le choix puisse un jour être possible, tout simplement, et enfin que la loi soit respectée, allez visiter le site suivant : Non aux racketiciels
Et si vous n'avez rien d'autre à faire, signez leur pétition. Ca fait plus avancer le schmilblick que de ne rien faire....
Voici, un extrait du site:
Malgré les confirmations du gouvernement, malgré les actions médiatiques et sur le terrain, malgré le soutien de grands vendeurs de systèmes d'exploitation, malgré les succès commerciaux des rares offres de vente d'ordinateurs personnels (PC) sans système d'exploitation ou avec GNU-Linux préinstallé, il n'est toujours pas possible pour les consommateurs d'acheter leur matériel informatique en sachant exactement ce qu'ils achètent, selon quelles conditions et à quel prix !
Cette situation n'est pas une fatalité et le consommateur informatique est sensible à la notion de choix. Au Brésil par exemple, Mandriva vend notamment plusieurs dizaines de milliers d'unités par mois avec les fabricants qui offrent le choix GNU-Linux.
Libellés : Alternatives
Collectif Bella Ciao

Le titre de la célèbre chanson de résistance italienne est reprise par un collectif de militants internationaux. Ils se proclament antifascistes, défendant la démocratie directe, le droit à l'indépendance des peuples par rapport à toute exploitation coloniale ou néo-coloniale, dans le respect de l'égalité entre ethnies, religions ou cultures diverses et du refus de la guerre comme solution aux controverses internationales.
Des utopistes quoi... mais quel beau programme !
Le lien vers leur site (très riche) est en page "Résistants".
jeudi 16 août 2007
Association des cyber-journalistes
L'association des cyber journalistes, créée en 2000, répond à la "nécésité d’inventer et de créer de nouvelles formes d’organisation pour la défense de la liberté de recueillir et de diffuser sans censure ces témoignages."
Cet extrait des statuts de l'association vous permet de situer leur travail : "Les médias et leurs journalistes sont au service de tous les pouvoirs, politico-économiques et militaires, religieux, mafieux. Leurs dérives et perte de crédibilité, ne leur permettent plus d’être les garants de la liberté de l’information et de la vérité des faits transmis aux citoyens. La presse en général, mais au sens plus large le système d’information dans son ensemble, a laissé vacant l’espace d’un contre-pouvoir nécessaire et urgent à organiser. Nous nous proposons d’aider à le construire."
Pour visiter leur site, cliquer ici.
Un lien est présent dans la rubrique média du blog.
Libellés : médias
Chomsky & Cie en vidéo
B.A. Chomsky et compagnie
envoyé par sijysuis
Un reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil
Filmé par Olivier AZAM
Pour la première fois un reportage de Là-bas devient un film !
voir sur http://www.la-bas.org
et pour commander le DVD sur http://www.lesmutins.org
mardi 14 août 2007
Relire Tocqueville

Relire Tocqueville pour méditer le présent :
"On peut prédire qu’il ne restera de grandeur intellectuelle que chez ceux qui protesteront contre le gouvernement de leur pays, et qui resteront libres au milieu de la servitude universelle. S’il y apparaît de grands esprits, ce ne sera pas parce que rien ne se fait de grand dans le pays, mais parce qu’il se trouvera des âmes qui conserveront encore l’empreinte de temps meilleurs".
Libellés : Politique
vendredi 10 août 2007
Réseau Éducation Sans Frontières
Est-ce qu'avec un ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, qui multitplie les arrestations (souvent violentes) et les expulsions d'hommes, de femmes et d'enfants qui fuient la misère, la France peut-elle encore se targuer d'être la patrie des droits de l'homme ? J'en doute.
Apprenez et soutenez le Réseau Education Sans Frontières
Libellés : résistance






